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Sexisme, violences sexuelles, discriminations : pour une tolérance zéro !

Socialistes féministes, nous avons toujours défendu les droits des femmes, mais souvent sous l’angle de l’égalité professionnelle, de la lutte contre les discriminations, des violences notamment conjugales et des préjugés sexistes.

Ces combats essentiels ont mobilisé notre énergie, à juste titre, et donné lieu à de nombreuses lois durant le quinquennat Hollande, portées par des ministres remarquables comme Nadjat Vallaud Belkacem, Pascale Boistard et Laurence Rossignol.

On peut être ainsi fièr-e-s de la loi du 4 août 2014 dite égalité réelle entre les femmes et les hommes qui a consacré tout un chapitre sur les violences faites aux femmes, promu les ordonnances d’éloignement pour que les femmes ne subissent plus la double peine des coups et de la relégation, le développement de la protection par le téléphone grave danger.

Dans le domaine du travail, l’égalité salariale est un objectif affirmé, les employeurs doivent rendre des rapports sur le bilan de la situation en matière d’égalité, proposer des plans d’action et négocier ces actions avec les partenaires sociaux.

Enfin, depuis une loi de janvier 2017, le sexisme est devenu une circonstance aggravante dans les délits et crimes commis sur des femmes.

Le chemin continue puisque le gouvernement actuel a déclaré la cause de l’égalité et des violences faites aux femmes grande cause nationale et proposé des mesures fortes, que le parti socialiste soutient.

Pour autant, cette fin d’année 2017 et le début 2018 nous laissent un goût amer.

La révélation des agressions sexuelles commises au sein du MJS et de l’UNEF, nous conduisent à prendre conscience qu’il ne suffit pas de combattre pour l’égalité dans les textes et de réaffirmer les droits pour mener à bien nos idéaux. Il semble que nous soyons passés à côté des violences sexuelles commises contre nos camarades au sein de nos organisations de jeunesse et du parti socialiste, et même au-delà, dans le monde du travail.

Bien plus, nous aurions pu, par lâcheté ou ignorance, ignorer des comportements inadmissibles, voire délictuels et même criminels.

Le parti a pris la mesure de cet état en chargeant une commission de proposer un plan de prévention de ces agissements contraires à nos engagements socialistes, en mettant en place un référent, en déclarant une tolérance zéro désormais face à ces comportements et en prônant un plan de formation générale.

Au-delà, nous entendons poursuivre la promotion de l’égalité et la défense des droits des femmes.

En premier lieu, il convient de poursuivre la lutte contre les stéréotypes, à l’école, dans les parcours éducatifs, au cours de la formation professionnelle, dans les publicités, afin de parvenir à une prise de conscience du fléau de ces représentations sexuées.

Un effort sans précédent de formation doit être instauré pour éviter les violences. C’est d’abord un système de repérage des femmes victimes de violences que nous devons proposer, de tou-te-s les porfessionnel-le-s : de l’éducation nationale, des professionnels de santé, des avocats, syndicalistes, des policiers, des magistrats.

Il nous faut évidemment continuer de lutter pour obtenir l’égalité salariale, y compris par la voie de la contrainte.

En effet, l’objectif inscrit dans la loi n’est jamais respecté car il coûte toujours moins cher pour une entreprise de rémunérer à moins de 21% (en moyenne) les femmes, que de rattraper cet écart. Il faudrait donc imposer désormais dans chaque logiciel paye une comparaison des salaires à travail et responsabilité équivalents, les rendre publics (sur le modèle du name and shame) et imposer l’objectif d’équivalence en 5 ans, sous peine de fortes pénalités financières. Seul ce volontarisme permettra la résorption rapide et impérieuse de ces inégalités scandaleuses.

A côté, il est bien évident que les associations féministes doivent être soutenues massivement. Elles ont développé une compétence et une expertise sans équivalent, bénéficient de la confiance de toutes et tous et peuvent intervenir en toute indépendance.

Aujourd’hui, en ce 8 mars 2018, on a le sentiment que nous entrons dans une nouvelle ère, que nous vivons un moment historique marqué par la libération de la parole, mais aussi par une prise de conscience généralisée du caractère insupportable dans notre société de ces inégalités et violences sexistes, mais également de leur caractère massif.

Cette journée mondiale de lutte pour la défense des droits des femmes pourrait donc se transformer une année entière consacrée à ce combat, renouvelée ainsi les 365 jours suivants, et encore, et encore.

Nous avons bien du travail à accomplir, mais c’est aussi cela le sens de notre engagement socialiste.

Delphine KRUST
Secrétaire fédérale aux droits des femmes, à l’égalité et aux questions de justice et libertés publiques

Xavier IACOVELLI
1er Secrétaire fédéral du Parti socialiste des Hauts-de-Seine

8 mars 2018

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